The Chinese Newcomers from Behoririka

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Published: 2021-03-08

Page: 7-21


Rajaoson Julien *

Social Sciences Laboratory - UPMF - Pierre Mendès France University - Grenoble 2 - UJF - Joseph Fourier University - Grenoble 1 - IEPG - Sciences Po Grenoble - Institute of Political Studies of Grenoble - CNRS - National Center for Scientific Research, France. and Sciences Po Grenoble, UMR 5194 PACTE CNRS, Pacte / IEP - BP 48 - 38040 Grenoble cedex 9, France.

*Author to whom correspondence should be addressed.


Abstract

In this article, we will analyze the issue of Chinese newcomers from Behoririka. This area is located in the city center of Antananarivo, in Madagascar. Behoririka also happened to be a leisure destination close to an artificial lake where there are many Chinese restaurants. These different characteristics will allow us to question a contemporary phenomenon that should be placed chronologically. By the end of the 19th century, Chinese were already present in Madagascar as wage laborers in a colony. Then, during the establishment of the second Malagasy Socialist Republic in 1975, there were other migratory flows from China to Madagascar due to the ideological proximity with the Republic of China. The current south-south migration from China to Madagascar raises the question of how these new businesses will be established in the heart of the Malagasy capital. We will draw up a typology of the different overseas Chinese actors in this place, in order to examine the content of this migratory flow and to highlight the various reasons behind these journeys. This will allow us to analyze the stage relative to their anchoring as new actors of Antananarivo over a recent period, from 2003 to 2012.

Keywords: Madagascar, behoririka, malagasy socialistic, chinese actors.


How to Cite

Julien, Rajaoson. 2021. “The Chinese Newcomers from Behoririka”. Asian Journal of Sociological Research 4 (1):7-21. https://journalsociology.com/index.php/AJSR/article/view/51.

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References

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«Transferts de fonds de la migration. L’équivalent de la moitié de l’aide extérieure » in La Gazette-dgi du 17 août 2012;8: « (…) l’OIM (l’Organisation Internationale pour les Migrations) note qu’il faut prendre en compte la féminisation de ce phénomène. Cela veut dire que les femmes sans leur époux ou leur famille décident de migrer seules. Au niveau mondial, plus de 50 % de la population migrante sont des femmes. ».

« Transferts de fonds de la migration. L’équivalent de la moitié de l’aide extérieure » in La Gazette-dgi du 17 août. « (…) l’OIM (l’Organisation Internationale pour les Migrations) note qu’il faut prendre en compte la féminisation de ce phénomène. Cela veut dire que les femmes sans leur époux ou leur famille décident de migrer seules. Au niveau mondial, plus de 50 % de la population migrante sont des femmes. ». 2012;8.

Jean-Pierre Cabestan, La politique internationale de la Chine. Entre intégration et volonté de puissance, Paris, éd. Presses de la Fondation nationale des sciences politiques. « Il faut cependant attendre la fin des années 1990 pour que la Chine relance sa politique africaine. Alors, elle réactive par exemple le Forum de coopération sino-africain. ». 2010;377.

« In this article, the notion that Chinese migrants introduce beneficial forms of human capitalin their host country through the dissemination of new ideas, business networks, and supplychains is explored. Human capital is defined as the knowledge and skills of an individual thatallow him or her to be an economically productive member of society. » Cornelia Tremann, « Temporary Chinese Migration to Madagascar: Local Perceptions, Economic Impacts, and Human Capital Flows », African Review of Economics and Finance,‎ décembre. 2013;5(1).

« Les migrants chinois assurent ainsi le rôle de collecteur et de distributeur dans les régions rurales, en tant qu’intermédiaires entre les producteurs malgaches et les grandes compagnies coloniales. » Fournet-Guérin, Catherine. « Les Chinois de Tananarive (Madagascar) : une minorité citadine inscrite dans des réseaux multiples à toutes les échelles », Annales de géographie. 2009;669(5):543-565.

Que ce soit celle de Mao ou de Deng.

Par commodité, nous emploierons ce terme imparfait bien qu’il subsume derrière un mot unique : des réalités sociales diamétralement opposées et des pratiques très hétéroclites. Généralement, le terme de côtier sert à définir certains groupes ethniques qui par définition sont originaires des côtes, par opposition aux malgaches issus des hauts plateaux.

Hubert Deschamps, Les migrations intérieures passées et présentes à Madagascar, Paris, éd. Berger-Levrault. « L’immigration, à l’heure actuelle, sauf la poussée Tsimihety peu contestable et quelques saisonniers (ouvrier agricole Antandroy, scieur de long Betsileo) est insignifiante. ».

Hubert Deschamps, op.cit. 1959;214:216.

Catherine Fournet-Guérin, op.cit. 545 en note de bas de page 4 : « Groupe ethnique dominant sur les hautes terres et Tananarive. Les souverains merinas ont par ailleurs conquis par la force militaire la plupart des autres régions de Madagascar au XIXe siècle, contribuant par là à l’unification de l’île, qui fut achevée par les Français. ».

Catherine Fournet-Guérin, op. cit, p. 669 en note de bas de page 8 : « Terme désignant les indiens de Madagascar. Il a parfois une connotation péjorative, mais pas de manière systématique.».

« Lorsque les Français voulurent amorcer leurs grands travaux, ils se trouvèrent confrontés à l’insuffisance des travailleurs locaux. En 1896, lorsqu’il fut décidé de construire la route Tamatave Tananarive, on fit recruter des Chinois dans l’ouest du Guang Dong (3000 en tout) qui furent employés à des travaux de terrassement ; les conditions de travail étaient très dures beaucoup tombaient malades et souvent mourraient ; tous les survivants quittèrent le pays à la fin de leur contrat. » Lombard-Salmon Claudine. Leon M.S. Slawecki, French Policy towards the Chinese in Madagascar. In: Archipel. 1973;6:217-221.

De 1993 à 1996, Albert Zafy a libéralisé l’économie malgache, en ouvrant les frontières nationales à d’autres investisseurs que ceux qui étaient présent auparavant.

Catherine Fournet-Guérin, Les Chinois de Tananarive, Annales de géographie. 2009;669(5):545.

Éric Nguyen, Les relations Chine-Afrique. L’empire du Milieu à la conquête du continent noir, Paris, éd. Studyrama, collection dirigée par Annie Reithmann. « Avant 1990, on ne recensait quasiment pas de présence chinoise sur le continent africain. On ne comptait alors de communautés chinoises que dans trois pays africains : l’Afrique du Sud (30 000), l’île Maurice (35 000) et Madagascar (14 000). » 2009;52.

Catherine Fournet-Guérin, ibid.

« Tout comme les premiers immigrants chinois, les indiens se cantonnèrent pendant longtemps sur les côtes nord-est de Madagascar. On mentionne un flux d’immigrants sur l’île de Nosy-Be à la fin du XIXe siècle fuyant la crise démographique, les disettes, les famines, les sècheresses et les épidémies qui frappèrent l’Inde àcette époque. » Poulain, Michel & Razanakoto, Thierry. (2014). Migration à Madagascar Profil National. 2013;35.

Interview de Jean-André Dremanjary du actuel Ministre de l’enseignement technique et professionnel; 2012.

« During the early part of the war, the Chinese in Madagascar marked time economically since exports were blocked under the Vichy administration (…) », Leon M. S. Slawecki, French Policy Towards the Chinese in Madagascar, Shoe String Press. 1971;161.

Une Carte d’Identité Professionnelle des Etrangers Non-Salariés.

Il s’agit d’une circonscription malgache, en charge de la gestion du quartier de Behoririka.

Interview de Tabera Randriamanantsoa du 9 septembre 2012: d’après le Ministre de la Fonction publique, il est à la fois plus aisé pour les nouveaux arrivants chinois de la capitale de recevoir les importations et d’effectuer les démarches administratives, en s’installant dans le centre-ville; 2012.

Interview du Colonel Botomanovatsara du 20 septembre 2012 actuel Ministre des Travaux Publics; 2012.

Notamment en 2003, date à laquelle Marc Ravalomanana a ouvert les frontières, en cessant de taxer les importations; 2003.

Ces ethnies comptent traditionnellement de nombreux commerçants qui connaissent de longue date les nombreuses singularités du marché de la capitale. Que ce soit au niveau des habitudes des consommateurs malgaches ou des périodes propices à la vente de marchandises, les ethnies merina et karana semblaient avoir une longueur d’avance.

« Ainsi, les entrepreneurs privés chinois arrivés depuis le milieu des années 1990 jusqu’au début des années 2000, qui ont obtenu des succès économiques certains et se sont enracinés sur place, sont rarement évoqués et n’ont jamais été enquêtés de manière appropriée. Pourtant, au contraire des commerçants très mobiles, certains de ces entrepreneurs réalisent des investissements plus importants et envisagent leurs activités sur la durée, dans le but d’assurer une croissance et une diversification à long terme, en opérant dans des domaines aussi variés que l’immobilier, l’agri - culture, la pêche, l’industrie, l’exploitation minière, la santé et les secteurs du service ou du tourisme. Se considérant eux-mêmes comme « installés » dans leur nouvel environnement, ils paraissent avoir adopté des stratégies délibérées d’intégration sociale et économique. » Tremann, Cornelia. « « Anciens » et « nouveaux » Chinois à Madagascar : Stratégies d'intégration et rapports de force intergénérationnels », Politique africaine. 2014;134(2):69-88.

Interview du Colonel Botomanovatsara du 20 septembre 2012. L’actuel Ministre des Travaux Publics faisait référence à son prédécesseur Eric Razafimandimby, qui a reçu une délégation de nouveaux investisseurs chinois en 2010.

« Chinatown in Tanà. Rendez-vous en octobre » in Malaza Madagascar, n°2338, du 28 août 2012;7.

Précisons que l’activité de revendeur à la sauvette exercé par les côtiers vient en complément des autres métiers plus modestes pratiquées jusqu’alors : cireurs de chaussures, conducteurs de pousse-pousse en zone touristique, etc.

Il s’agit des fêtes nationales malgaches et/ou des dates relatives aux événements historiques qui permettent aisément d’écouler les produits manufacturés chinois. Cependant, le fait de connaître précisément les jours de festivité plus ponctuels (tels que : les mariages, les fêtes communautaires ou familiales. Les rentrées scolaires des établissements privés) requiert une appréciation spécifique du terrain, chose qui semble suffisamment faire défaut aux commerçants chinois d’Antananarivo pour qu’ils ne puissent pas se passer du concours de leurs collaborateurs malgaches originaires des côtes.